Lucie et Fatima ou <mercredi>l'engagement dès le stage chez Seb</mercredi>

“Pour changer le monde, il ne faut pas le regarder et prier, il faut être activiste du changement.” Josiane Coeijmans

Quel est le rapport entre une poêle Tefal et l'accompagnement des chômeurs de longue durée ? Et entre Moulinex et l'égalité des chances au collège ?

Vous ne le savez peut-être pas, mais derrière le nom SEB, leader mondial du petit électroménager, se cache un groupe engagé. Avec l'ambition de "Défendre le mieux vivre pour tous", le groupe soutient activement l'innovation sociale notamment en finançant des projets engagés pour l’insertion professionnelle, l’éducation et la formation, l’équipement du logement, l’accès à l’alimentation saine et l’aide aux personnes en difficulté pour des raisons de santé. Et l'implication ne se limite pas au soutien financier puisque le groupe place l'engagement au coeur de la stratégie RH avec pour vision de "fédérer et motiver les collaborateurs, afin de bâtir des partenariats solides sur le terrain et de mieux identifier les défis de demain". C'est donc tout naturellement que SEB s'est lancé dans le mécénat de compétences.

Nous vous invitons à découvrir les expériences de Lucie et Fatima, stagiaires chez SEB et engagées un jour par semaine pour deux très belles associations : le Booster Saint-Jean et l’Institut Télémaque.

Lucie, engagée pour un développement durable à l'échelle territoriale

Ingénieur environnement et titulaire d’un master 2 en administration des entreprises, Lucie fait son stage de fin d’études au sein du département développement durable du Groupe SEB. Dans ce cadre, grâce au partenariat avec Vendredi, elle a pu s’engager aux côtés du Booster de Saint Jean à Villeurbanne. Cette association est portée par le projet “Territoires zéro chômeurs longue durée” impulsé par l’Etat et divers membres de la société civile. 10 expérimentations sont en cours en France dans des territoires déterminés prioritaires. L’objectif est de réinsérer des personnes éloignées de l’emploi en leur proposant un travail ne faisant pas concurrence aux entreprises locales. Pour ce faire, l’association a créé son entreprise “Emerjean”.

chomage-insertion-emploi-9Chez Emerjean, Entreprise à but d'emploi (EBE) on compte maintenant 60 salariés. (CC BY - Elena Scappaticci)

Avec sa double compétence “ingénieur-manager”, Lucie les accompagne sur la distribution de produits issus de l'agriculture paysanne proposés par l'association VRAC. Les salariés d’Emerjean sont en charge de la distribution des produits vrac dans le quartier Saint-Jean. Lucie cherche à améliorer l'organisation et la communication sur le projet. Afin de donner plus d’envergure à ce dispositif, elle cherche également à étendre la distribution aux entreprises locales.

“Pouvoir mener à bien ce projet de distribution aux entreprises m'a notamment appris à monter un projet de A à Z en toute autonomie.”

Vendredi--3-sur-6-Lucie avec deux des salariés d'Emerjean

Pour Lucie, l’expérience s’avère très enrichissante. En effet, elle lui permet de travailler sur des thématiques qu’elle affectionne particulièrement, le développement durable et l'accès à une alimentation saine pour tous dans deux structures de tailles très différentes. De manière très complémentaire, elle se concentre, au sein du Groupe SEB, sur des missions liées à l'économie circulaire, alors qu’au sein du Booster, elle peut développer des compétences en gestion de projet.

“En association, je développe des projets, passant de la théorie à la mise en pratique concrète sur le terrain, en collaboration avec les salariés d'Emerjean.”

D’un point de vue personnel, les apports sont également nombreux. En effet, les rencontres qu’elle peut faire lui permettent d’envisager différemment le monde du travail.

“ Ce stage partagé m'apporte une ouverture d'esprit. Chaque salarié propose des idées intéressantes et complémentaires”

Et le meilleur reste à venir. En effet, en parallèle de son travail avec VRAC, elle voudrait créer du lien avec le Groupe SEB, entreprise du petit électroménager engagée dans la réparabilité produit. L’idée : ouvrir un centre de réparation à Villeurbanne, agrée par SEB, en partenariat avec Emerjean..

“Le projet est encore en construction, mais j’espère pouvoir réunir d'ici peu les deux parties. Cela permettrait de créer un lien durable entre le Groupe SEB et le Booster de Saint-Jean.”

Lucie recommande donc le mécénat de compétences. Selon elle, il permet de s’engager de manière concrète pour la société dans des structures ayant parfois peu de visibilité.

“Seule, je n’aurais pas pensé à me tourner vers le Booster Saint-Jean. Vendredi vous propose des missions dans des associations locales qu’on ne connaît pas nécessairemment. C'est vraiment un atout dans le développement de ses compétences professionnelles”

Fatima, alterner entre finance et égalité des chances

image1 Fatima entourée des jeunes accompagnés par l’Institut Télémaque

Etudiante en école de commerce, Fatima a l’opportunité de faire son premier stage en contrôle de gestion au sein du Groupe SEB. Avec le dispositif de stage partagé, un jour par semaine, elle met à profit ses compétences pour une association. Cheffe de projet « égalité des chances » dans son école, elle a décidé de poursuivre son engagement dans ce domaine. C’est pourquoi elle a choisi de rejoindre l’Institut Télémaque.

“Via le mécénat de compétences, je suis contente de pouvoir travailler sur un sujet en lien avec mes valeurs.”

En effet, cette association veut relancer l’ascenseur social en accompagnant des jeunes de la 5ème à la Terminale issus de milieux défavorisés au travers d’un double tutorat. Chaque jeune est donc accompagné sur la durée par :

  • Un tuteur bénévole, salarié d’une entreprise partenaire dont la mission est d’ouvrir le jeune au monde de l’entreprise ;
  • Un référent pédagogique de son établissement scolaire, dont le rôle est d’emmener le jeune vers l’excellence académique.

Alors qu’elle fait de la finance chez SEB, Fatima est un véritable couteau suisse au sein de l’Institut Télémaque. En effet, elle mène pour eux de nombreuses missions. En premier lieu, elle est amenée à réfléchir à des projets d’innovation sociale. Pour cela, elle étudie des projets menés par d’autres structures sur l’égalité des chances dans l’éducation. Elle cherche ainsi des pistes pour améliorer toujours plus l’accompagnement proposé par l’Institut. Par ailleurs, elle appuie l’équipe de communication en faisant un travail de rédaction qui sert de base aux communiqués de presse. Enfin, elle touche à la prospection en cherchant de nouvelles entreprises partenaires sur le territoire Rhône-Alpes.

“Tout simplement, je découvre en un même laps de temps deux structures différentes et j’engrange deux fois plus de compétences professionnelles. Je touche un peu à tout et j’affine mon projet professionnel.”

Si l’expérience lui plaît, c’est aussi parce qu’elle est très enrichissante d’un point de vue personnel. Sortir de l’entreprise lui offre la possibilité de s’investir sur une thématique qui lui tient à coeur et de faire de belles rencontres.

“A l’Institut Télémaque, j’ai l’impression de faire partie d’une petite famille. J’ai pu rencontrer les jeunes et ça fait plaisir de voir qu’ils sont heureux et que l’accompagnement porte ses fruits.”

C’est pourquoi, tant d’un point de vue personnel que professionnel, c’est avec un grand “OUI” que Fatima recommande le dispositif Vendredi.

“Avec Vendredi, le groupe SEB offre l’opportunité de pouvoir développer ses compétences tout en s'engageant pour une start-up sociale ou une association, que demander de mieux ?”

Après ces premières expériences réussies, l’ambition est à présent d’aller plus loin avec l’envie affichée d’explorer des sujets liés au design inclusif, à la durabilité des produits ménagers et à la diminution de l’impact environnemental.

Publié le par Vendredi